2021, c’est parti !

Au prix terrible de près de 65 000 morts en France depuis mars 2020, le coronavirus aura été un dramatique révélateur. De nos dysfonctionnements tout d’abord, mais également de nos incohérences et de nos impuissances.

Pas seulement en matière de santé publique, où les hôpitaux ont résisté, envers et contre tout, mais aussi à cause des dysfonctionnements autour des vaccinations.

Pas seulement en matière d’éducation où, faute de réponses adaptées, élèves comme étudiants auront été victimes de la pandémie.

Pas seulement du côté de nos libertés publiques, trop souvent menacées.

Pas seulement du côté culturel, où les tergiversations puis les fermetures et interdictions en tout genre, imposées par le gouvernement sans aucune étude préalable des possibles contaminations, auront peu à peu axphyxier toute la profession.

Le Coronavirus a révélé nos faillites : une société du court terme, angoissée et individualiste. Un monde de l’éphémère et du « clic ».

Pour autant, les combats nouveaux doivent intimement mêler régénération démocratique, création d’une garantie sociale du travail et des formations, respect des animaux, des espaces naturels et de la biodiversité et lutte courageuse contre les causes du changement climatique. La considération nouvelle devant être à la santé, elle appelle en même temps à une transformation des systèmes de santé et une nouvelle approche des manières de produire, de consommer, de travailler, de valoriser et d’élargir les biens communs publics, de respecter la nature. Le travail comme la nature ne doivent plus être considérés comme des « coûts » à compresser dans la meule capitaliste, mais comme des apports de richesse essentiels pour le vivant et la vie, l’humain et la nature.

Nous refusons obstinément de penser à des lendemains qui chanterons moins bien. Puissent ainsi les douleurs de 2020 nous faire marquer le pas et servir de leçon pour 2021.

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