Pour une ville juste

Les économistes raisonnent toujours à la marge. Certes la pauvreté en France n’explose pas, mais constater que le taux de pauvreté n’a que faiblement augmenté en 2018 ne doit pas masquer un fait essentiel : plus de 9 millions de personnes sont en situation de précarité financière. Ce fait revêt plusieurs dimensions car être pauvre c’est être privé de droits et maltraité, c’est être isolé, menacé dans sa santé physique et morale. Que ce chiffre de 9 millions reste ancré à un niveau élevé est à mettre en lien avec la santé économique d’une France qui se félicite d’être encore la 7ème puissance mondiale et voit le nombre de ses chômeurs baisser.

Mais peut-on vraiment le dissocier d’une seconde réalité, celle que le sort des plus riches, lui, s’améliore inexorablement et que, de ce fait, les inégalités s’accroissent scandaleusement ? Le phénomène est mondial affirment certains. Justement, qu’il touche aussi la France, bercée depuis la Révolution par une promesse d’égalité et de liberté, est inacceptable !

Si les causes de la pauvreté sont multiples, nous avons assez de recul aujourd’hui pour savoir que l’allègement des impôts des plus grandes fortunes ne profite pas aux plus démunis. Au contraire, il a bénéficié à des actionnaires dont les dividendes ont augmenté scandaleusement. C’est un fait, le capitalisme ne contribue plus à une élévation générale du niveau de vie dans notre pays. Globalisé, en crise, il creuse des inégalités insondables au profit exclusif de quelques uns. A t-on calculé ses effets sur la « fortune » des plus pauvres ?

Non, l’argent ne ruisselle pas de haut en bas malgré ce que les gouvernements successifs ont tenté de nous faire croire et la population française est indignée, profondément indignée face à l’explosion de la grande pauvreté et à l’inhumanité du pouvoir et des classes dirigeantes.

Elections municipales obligent, le pouvoir et sa majorité, incapables de relever le défi de la misère sociale, flattent sans vergogne les idées nauséabondes dans lesquelles se vautrent la droite et l’extrême-droite, en tentant de criminaliser la pauvreté. A Gennevilliers, refusant ce schéma, l’équipe municipale conduite par Patrice Leclerc participe à la démarche visant à une construction citoyenne du prochain programme municipal. Elle réaffirme la défense d’un service public de qualité, se bat pour la construction de logements sociaux, pour favoriser la culture pour tous, met en exergue la petite enfance et le vivre ensemble, tente de répondre aux enjeux et aux défis environnementaux.

Il s’agit là d’une priorité de l’équipe municipale pour le prochain mandat et les communistes l’accompagnent dans cette démarche, parce qu’une meilleure répartition des richesses rendrait demain la France plus juste.

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