ÉDITO – JUILLET 2019

Quelque chose s’est enrayé dans la promesse macronienne de tout faire bouger en même temps, la politique et la société, l’une entraînant l’autre, et vice et versa, dans un cercle vertueux construit sur les ruines du vieux système. Depuis plus de 24 mois, le chef de l’Etat déroule son projet de transformation du modèle français avec une implacable détermination.

Or, le désastre est total. Macron prétendait transformer la France, en faire un modèle européen du dynamisme économique, la faire briller parmi les grands du monde et lui donner le premier rôle dans des combats planétaires, comme la lutte contre le réchauffement climatique, ou continentaux, comme le duel des progressistes contre les nationalistes.

Au bout de 24 mois, l’opinion est faite sur les résultats du pari : aucune amélioration notable de la croissance et de l’emploi ne s’est produite, le dérapage des prélèvements obligatoires sans que les services publics ne se soient améliorés, n’a échappé à personne. Au contraire, la France périphérique a vu sa protection se restreindre tandis que ses charges augmentaient.

L’acharnement aveugle contre l’automobiliste de province au pouvoir d’achat limité a déclenché la révolte qui va désormais bien au-delà.

Mensonge éhonté sur les exigences de la transition écologique.

Au bout de 24 mois, alors qu’aujourd’hui l’État est majoritaire au capital de l’entreprise Aéroport de Paris (ADP) déjà partiellement privatisée en 2005, la loi PACTE en préparation devait autoriser le gouvernement de Macron à vendre la totalité de ses actions, entraînant inéluctablement sa privatisation. Privatiser, c’est permettre à des multinationales de mettre la main sur des secteurs qui rapportent de l’argent et nécessitent des investissements à long terme. Un petit retour sur investissement : celui que ces multinationales ont pris lors des dernières élections présidentielles en somme !

Avertis par le désastre de la privatisation des autoroutes, les parlementaires et sénateurs, se sont ralliés à l’opinion publique, estimant qu’il était incompréhensible que l’État se sépare d’une infrastructure stratégique et, qui plus est, bénéficiaire. Ils ont ainsi accepté de signer pour déposer un texte de loi référendaire sur la privatisation d’ADP.

Parce qu’aujourd’hui, le recueil des signatures pour le référendum risque inévitablement d’amener la question plus générale de la gestion des biens publics, du rôle de l’État, du contrôle et de la transparence des opérations cédées au privé, tout semble démontrer que l’exécutif s’active à mettre des bâtons dans les roues aux opposants à la privatisation d’Aéroports de Paris.

Malgré les discours de la majorité se voulant rassurants, les barrières se multiplient. Le gouvernement a dès le départ freiné des quatre fers à l’idée que les électeurs se positionnent sur ADP.

Or, même en l’absence de compteur sur le site du référendum dinitiative partagée, et malgré les bâtons dans les roues que met le ministère de l’Intérieur en compliquant le décompte, la barre des 400 000 soutiens vient d’être franchie. Cela correspond à 8,6% du total des soutiens requis (un peu plus de 4,7 millions).

Il s’agit donc là d’une bataille prioritaire pendant les 9 mois prochains et nous pouvons la gagner. Dans notre département, cette bataille, outre son importance en terme de démocratie, d’économie et d’environnement, est également une opportunité pour reconstruire le lien avec toutes les forces de gauche politique et sociale. Multiplions dans les villes cette démarche.

Le logement social est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Ainsi, se loger décemment est un droit fondamental dont l’exercice doit être garanti. Les rôles des organismes HLM est de procurer aux personnes n’ayant pas les ressources nécessaires de se loger aux conditions du marché.

C’est une mission qu’ils assurent dans un souci d’égalité, en veillant à ce que tous les publics auxquels ils s’adressent puissent disposer d’un habitat digne, sûr et confortable. Adossés à ces valeurs, les organismes HLM ont construit un parc de près de 5 millions de logements, où habitent aujourd’hui plus de 11 millions de personnes.

En ce qui concerne L’OPH de Gennevilliers, il détient et gère un patrimoine de près de 9 000 logements sociaux sur le territoire Boucle Nord de Seine, soit 75 % du patrimoine locatif social présent sur la commune. Il a été, en outre, l’acteur majeur du protocole d’éradication de l’habitat indigne sur la commune en reconstruisant les logements démolis, selon le taux 1 pour 1.

Au bout de 24 mois, la loi portant Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique (Loi ELAN) et la mise en place de la Réduction de Loyer de Solidarité (RLS) constituent une remise en cause de la politique du logement social et menacent directement l’avenir financier de l’OPH de Gennevilliers puisque cette mesure représente 5 millions d’euros en moins pour la réhabilitation et la construction de logements, alors que 3 000 personnes sont en demande de logements sur la ville.

Parce que nous voulons que nos enfants, nos petits enfants puissent continuer d’habiter dans la Métropole du Grand Paris, il est urgent d’agir pour la sauvegarde du logement social. A cet effet, une pétition circule pour que l’État agisse enfin pour la relance des subventions, pour le plafond des revenus soient réhaussés, par l’abandon de la loi sur la vente des logements sociaux, par la relance des aides à la pierre et enfin, pour obliger toutes les villes à construire des logements sociaux.

Pour finir, du Vendredi 13 Septembre 2019 au Dimanche 15 Septembre 2019, se déroulera au Parc de la Courneuve la Fête de l’Huma. Comme chaque année, elle sera l’occasion de faire des rencontres, d’assister à des débats, de voir et d’entendre de nombreux artistes pendant un long week-end de trois jours.

La force de la Fête de l’Huma, c’est avant tout des personnes : des milliers de bénévoles contribuent à son succès, par leur participation à sa réalisation, par leur présence sur la Fête, à l’accueil et à la sécurité … Alors nous comptons sur votre esprit de solidarité pour aider à l’installation du stand de Gennevilliers, à la restauration, à la garde et à l’accueil sécurité. N’hésitez pas à vous inscrire lors des différentes initiatives proposées par la section durant les mois de juillet et août.

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