Journée mondiale des réfugiés

Cette journée mondiale de solidarité avec les réfugiés à l’initiative de l’ONU est aussi celle du Parti communiste français, et doit s’élargir à tous les migrants, sans distinction.

Une situation qui s’apparente à un crime contre l’humanité

À ce jour, l’Union européenne est responsable de la mise en détention de 40 000 personnes qui ont réussi à échapper à l’enfer de leur pays d’origine. Dans le même temps, depuis le début de la crise migratoire, 30 000 personnes ont péri en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe. Rien qu’en 2018, selon le HCR, (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), 2260 personnes sont mortes dans cette fuite désespérée. Depuis le début 2019, 1151 hommes, femmes et enfants, sont morts noyés et plus de 10 000 autres renvoyés en Lybie par les garde-côtes. Depuis une semaine, 41 demandeurs d’asile sont bloqués sur le bateau de l’ONG allemande Sea-Watch, car aucun port des 7 pays méditerranéens membres de l’UE n’accepte de les accueillir.

Droit d’asile et droits de l’homme

Il s’agit là de fondamentaux bafoués par les décisions xénophobes des nouveaux dirigeants italiens. Leur alliance populiste bloque toute tentative de secourir les réfugiés, suscitant l’indignation de l’ensemble de la gauche européenne. Or, le droit international stipule clairement que depuis la convention de 1951, il est « interdit aux États de renvoyer une personne vers un pays où elle serait exposée à des violations graves de ses droits humains ».

L’avis et les propositions du PCF

L’augmentation des guerres, des violences et des persécutions ont généré un niveau record de déplacements de population. Ce sont 70,8 millions de personnes déracinés à travers le monde dont 41,3 millions sont des déplacés internes, 25,9 millions de réfugiés (dont 5,5 millions de réfugiés palestiniens) et 3,5 millions demandeurs d’asile. L’augmentation du nombre de personnes qui ont besoin d’être protégées contre la guerre, le conflit et les persécutions devrait se poursuivre. La grande majorité des réfugiés aspirent avant tout à la paix et à la sécurité dans leur pays d’origine pour pouvoir y retourner. La France prend-elle sa part de responsabilité et de solidarité dans ce contexte mondial de violence et de persécutions? NON! en 2018, 122 743 demandeurs d’asile et 33 380 statuts de réfugiés attribués. Il est de notre devoir de rechercher ensemble, dans la solidarité, des solutions pour accueillir migrants et réfugiés dans la dignité et dans le respect des droits internationaux.

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