Ligne 13

Surchargée, bondée, blindée, pleine à craquer… Les qualificatifs ne manquent pas pour critiquer la ligne 13, souvent surnommée « ligne de l’enfer ».

Quotidiennement, ce sont plus de 610 000 personnes qui empruntent les couloirs souterrains de ce métro. En effet, aux heures de pointe (c’est-à-dire de 7h00 à 10h00 et de 17h00 à 19h00), les trains sont surchargés du Nord au Sud de Paris, avec un taux de remplissage de 116%.

Il faut impérativement changer de politique et changer de mode de consommation, tout comme nos modes de transports. L’État, la Région et la Métropole doivent résolument s’engager dans cette voie, mais pas sur le dos des milieux populaires.

Or la montée du prix de l’essence et du gasoil sans taxer les gros véhicules qui sont les plus pollueurs, sont des mesures profondément injustes. De même, le privilège porté sur la liaison aéroport Charles de Gaulle/Paris, ne vont pas dans ce sens, en dépit de l’exigence de plus en plus pressante de demander des investissements conséquents pour les lignes du RER. Ces mesures gouvernementales incitent même à garder son véhicule particulier pour assurer les trajets indispensables travail/domicile.

Même si les travaux visant à rallonger la ligne 14, entamés depuis 2013, sont censés désengorger la ligne 13, ceux-ci sont clairement insuffisants. Il en est même de la ligne C du RER et de la ligne 1 du tramway, où les conditions de transport sont déplorables.

L’État, la Région et la Métropole doivent prendre les décisions nécessaires pour anticiper et coordonner leurs mesures visant à faire disparaître les véhicules à essence ou diesel.

Pour ce faire, il est impératif de :

  • Mettre en œuvre des études afin de permettre le dédoublement de la ligne 13,

  • Changer les rames de la ligne 1 du tramway pour augmenter le nombre de voyageurs transportés

  • Tenir les délais pour la création de la ligne 15 du métro en 2030

  • Développer un plan d’aide à l’installation de prises électriques pour les recharges des véhicules électriques

  • Adapter le réseau de bus aux objectifs de diminution des véhicules particuliers

  • Mettre en place des aides pour les personnes à faibles revenus et pour les autoentrepreneurs, obligés d’acheter des véhicules d’occasion à cause de la faiblesse de leur pouvoir d’achat

  • Assurer des engagements financiers en matière de fret ferroviaire.

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