Précarité à tous les niveaux !

Derrière le geste d’Anas K, 22 ans qui a tenté de s’immoler par le feu le 8 novembre dernier pour dénoncer sa précarité, c’est la détresse de milliers de jeunes gens qui explose. Manifs, occupations, hashtag #laprecaritétue sur les réseaux sociaux et les pancartes brandies à l’université d’Amiens devant E. Macron. Les expressions de révolte fusent. En France, en 2019, des étudiants ne mangent qu’une fois par jour, renoncent à se soigner, dorment dehors. Les logements sociaux étudiants ? Saturés. Les bourses ? Insuffisantes pour vivre décemment. Les emprunts ? Handicapants pour l’avenir, inaccessibles si les parents ne peuvent se porter garants. Le sentiment de crier dans le désert.

E. Macron a exhorté lors de son pèlerinage à Amiens, à « affronter les difficultés », à rester « positif ». Mais que font-ils d’autre, ces étudiants dont une majorité travaille au détriment des cours et vivent sous le seuil de pauvreté ? Le gouvernement a réformé l’entrée à l’université avec Parcoursup, baissé les aides au logement. La suppression de la cotisation de Sécurité sociale à 1 euro ne garantit pas à tous de dignes conditions d’études. Avec un numéro d’appel pour débloquer plus vite les aides d’urgence, seule annonce concrète après le 8 novembre, le gouvernement ne donne pas les moyens de rendre « positifs » des jeunes à l’aube de leur vie d’adulte, et déjà au bout du rouleau.

Comme si cela ne suffisait pas et à l’autre bout de l’échelle, le gouvernement entend s’attaquer au démantèlement total du système solidaire issu du programme du CNR, pilier de notre système social. Travailler plus longtemps, pensions calculées avec des points et non plus des trimestres, âge pivot à 64 ans avec un malus en cas de départ avant cet âge… et donc le recul de l’âge de départ à la retraite.

Le pays voit bien que l’objectif de Macron consiste à nous faire travailler toujours plus longtemps pour une pension toujours plus faible. Les rustines proposées, qui additionnent le pas grand chose au trois fois rien, visent à masquer la baisse de 27 % du niveau de pensions qui se profile pour les deux prochaines décennies.

Contre le discours gouvernemental qui appelle à travailler plus longtemps, le PCF assure qu’une retraite à taux plein est possible dès 60 ans, avec un montant équivalent à 75% du revenu d’activité net indexé sur les salaires. Aucune pension ne doit être inférieure au smic pour une carrière complète. Il est juste, selon nous, de prendre en compte les périodes de formation, de chômage et d’implications familiales (maternité, paternité, aide à un proche en perte d’autonomie), tout comme la pénibilité au travail, dans le privé comme dans le public, avec à la clé des départs anticipés dès 55 ans.

En permettant à des salariés de partir à 55 ou à 60 ans, nous permettrons aux jeunes d’accéder plus vite à l’emploi !

L’ayant bien compris, les 5 et 12 décembre derniers, les jeunes ont fait la meilleure réponse possible au gouvernement en se mobilisant et en clamant leur refus de la mise en place d’une telle réforme.

Face au mouvement social et populaire qui s’installe avec force dans le pays et qui s’élargit, une autre réforme des retraites est possible pour répondre aux attentes et aux besoins. Le PCF mettra toutes ses forces dans son élargissement, jusqu’au retrait du projet Macron.

 

Pour se rendre à la manifestation, un départ de cars est prévu le 17 décembre :

à 11h45, devant la bourse du travail et

à 12h00 devant la mairie.

 

Amplifions cette bataille, soyons nombreux lors de la manifestation du 17 décembre afin de faire plier ce gouvernement et pour le retrait de cette réforme inique !

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